La réponse courte. L'année fiscale d'un loueur en meublé tient en trois rendez-vous : la liasse fiscale début mai au régime réel (deuxième jour ouvré suivant le 1er mai, plus 15 jours de délai pour la télétransmission), la déclaration de revenus entre fin mai et début juin selon votre département, et la CFE au 15 décembre. S'y ajoutent des échéances ponctuelles, comme l'option pour le régime réel, à lever avant la date limite de dépôt de votre déclaration de revenus.
Les dates changent de quelques jours d'une année sur l'autre, mais la structure du calendrier, elle, ne bouge pas. Une fois que vous avez compris la logique, vous pouvez la réappliquer chaque année sans rien réapprendre. Voici l'année type d'un loueur en meublé non professionnel, avec les dates de la campagne 2026 en exemple.
La logique du calendrier : trois blocs qui reviennent chaque année
Tout ce que vous devez à l'administration se range en trois blocs. Le premier concerne uniquement le régime réel : la déclaration de résultats, autrement dit la liasse fiscale, qui se dépose au printemps. Le deuxième concerne tout le monde : la déclaration de revenus, sur laquelle vos loyers meublés sont reportés via la 2042 C PRO. Le troisième arrive en fin d'année : la cotisation foncière des entreprises.
Le reste, acomptes compris, découle de ces trois blocs. Prenons-les dans l'ordre chronologique.
Début mai : la liasse fiscale au régime réel
Si vous êtes au régime réel, votre déclaration de résultats n° 2031 et ses annexes 2033 se déposent au plus tard le deuxième jour ouvré suivant le 1er mai. La DGFiP accorde ensuite un délai supplémentaire de 15 jours calendaires aux entreprises qui télétransmettent leur liasse, ce qui est obligatoirement votre cas puisque le dépôt papier n'est plus admis.
En 2026, cette mécanique donnait une date de base au 5 mai et une échéance réelle au 20 mai pour la liasse télétransmise. Retenez la règle plutôt que le millésime : chaque année, visez la mi-mai comme date butoir, et la fin avril comme objectif raisonnable pour un dossier bouclé sans stress.
La liasse doit être prête avant votre déclaration de revenus, pour une raison simple : le résultat qu'elle dégage, bénéfice ou déficit, se reporte ensuite sur la 2042 C PRO. L'ordre des deux blocs n'est donc pas négociable.
Mai-juin : la déclaration de revenus, par zone
La campagne de déclaration des revenus ouvre chaque année au début du mois d'avril. Les dates limites en ligne s'échelonnent ensuite en trois zones selon votre département. Pour la campagne 2026, elles étaient fixées au 21 mai pour les départements 01 à 19 et les non-résidents, au 28 mai pour les départements 20 à 54, et au 4 juin pour les départements 55 à 976. La déclaration papier, réservée à ceux qui ne peuvent pas déclarer en ligne, fermait plus tôt, le 19 mai.
Pour les lecteurs de PACA, cela signifie deux régimes dans la même région : les Alpes-de-Haute-Provence, les Hautes-Alpes, les Alpes-Maritimes et les Bouches-du-Rhône relèvent de la première zone, tandis que le Var et le Vaucluse ferment la marche avec la troisième. Deux voisins de palier à Toulon et à Marseille n'ont donc pas la même date limite.
Au micro-BIC, cette déclaration est votre seule obligation de l'année : vous reportez vos recettes brutes et l'abattement se calcule tout seul. Au réel, vous y reportez le résultat issu de la liasse déposée quelques semaines plus tôt.
15 décembre : la CFE, avec un acompte éventuel en juin
La cotisation foncière des entreprises se paie au plus tard le 15 décembre. La CFE du loueur en meublé suit les règles de toutes les entreprises : exonération l'année de création de l'activité, puis avis disponible dans votre espace professionnel en fin d'année, à régler en ligne.
Un cas particulier mérite d'être noté : lorsque votre CFE de l'année précédente a dépassé 3 000 euros, vous devez verser un acompte de 50 % au mois de juin, le solde restant dû au 15 décembre. La plupart des dossiers LMNP restent sous ce seuil et n'ont donc qu'une seule échéance, celle de décembre. Pensez aussi à activer le prélèvement automatique dans votre espace professionnel : la CFE ne fait l'objet d'aucun avis papier, et l'oubli coûte une majoration.
Les échéances qui ne reviennent qu'une fois
Trois formalités ponctuent le début de l'activité, puis disparaissent du calendrier :
- L'immatriculation de l'activité, à effectuer dans les jours qui suivent le début de la location, via le guichet unique.
- La déclaration initiale de CFE (formulaire 1447-C), à déposer avant le 31 décembre de l'année de début d'activité, pour que l'administration établisse vos bases.
- L'option pour le régime réel, si vous ne voulez pas rester au micro-BIC. Elle se lève avant la date limite de dépôt de la déclaration de revenus portant sur l'année concernée, ce qui vous laisse jusqu'au printemps pour choisir votre régime au vu de vos chiffres réels. Le fonctionnement détaillé est décrit dans notre article sur la levée d'option pour le réel.
Une fois ces trois étapes passées, votre calendrier se réduit aux trois blocs récurrents décrits plus haut, et il se répète à l'identique chaque année.
L'année type, résumée
Voici la séquence à recopier dans votre agenda, valable tous les ans :
- Janvier-février : clôture de l'exercice précédent, collecte des pièces (relevés, tableau d'emprunt, charges de copropriété).
- Mars-avril : préparation de la liasse au régime réel, arbitrage micro ou réel pour l'année en cours si besoin.
- Début mai : télétransmission de la liasse (deuxième jour ouvré après le 1er mai, plus 15 jours EDI).
- Fin mai-début juin : déclaration de revenus, à la date de votre zone.
- Juin : acompte de CFE uniquement si votre cotisation précédente dépassait 3 000 euros.
- 15 décembre : solde de la CFE.
Chez Comptalocatif, ce calendrier est piloté pour vous : collecte des pièces en début d'année, liasse télétransmise dans les délais, report vérifié sur votre déclaration, le tout pour 600 euros par an. Il ne vous reste que la CFE à régler en ligne, et encore, nous vous la rappelons.

Vos questions, nos réponses
Quelle est la date limite de la liasse fiscale LMNP ? +
Le deuxième jour ouvré suivant le 1er mai, avec un délai supplémentaire de 15 jours calendaires pour les liasses télétransmises, ce qui est obligatoire. En 2026, l'échéance réelle tombait ainsi au 20 mai.
Quand déclarer ses revenus de location meublée ? +
Pendant la campagne de déclaration des revenus, entre avril et juin. Les dates limites en ligne varient selon le département : en 2026, elles allaient du 21 mai au 4 juin selon la zone, et le papier fermait le 19 mai.
Quand se paie la CFE d'un loueur en meublé ? +
Au plus tard le 15 décembre, en ligne depuis l'espace professionnel. Un acompte de 50 % est dû en juin uniquement si la CFE de l'année précédente a dépassé 3 000 euros. L'année de création de l'activité est exonérée.
Jusqu'à quand peut-on opter pour le régime réel ? +
L'option se lève avant la date limite de dépôt de la déclaration de revenus de l'année au titre de laquelle vous voulez appliquer le réel. Vous pouvez donc décider au printemps, en connaissant déjà vos recettes de l'année précédente.
Le calendrier change-t-il chaque année ? +
La structure reste identique : liasse début mai, revenus entre mai et juin, CFE au 15 décembre. Seules les dates précises glissent de quelques jours selon les années, l'administration les publie chaque printemps.
Que risque-t-on en cas de retard ? +
Une majoration de l'impôt dû, de 10 % au minimum pour une déclaration de revenus tardive, ainsi que des intérêts de retard. Un retard répété sur la liasse peut aussi conduire à une évaluation d'office du résultat.
- Les modalités de la déclaration de revenus en 2026, impots.gouv.fr
- Calendrier fiscal des professionnels, impots.gouv.fr
- Cotisation foncière des entreprises (CFE), entreprendre.service-public.gouv.fr
- Impôt sur le revenu : revenus d'une location meublée, service-public.gouv.fr